Si le déconfinement a permis d’apporter une bouffée d’air pour de nombreux commerces restés fermés pendant presque deux mois, d’autres secteurs sont encore touchés de plein fouet par les restrictions, les restaurateurs en tête de liste.

«La possibilité pour certaines activités essentielles de rouvrir leur commerce redonne un peu d’espoir mais ne supprime pas les craintes du lendemain» insiste Patrick Seguin à la tête de la CCI Bordeaux-Gironde.

La crise démontre la nécessité d’un accompagnement humain comme financier pour les chefs d’entreprises. 62% des dirigeants interrogés par la CCI déclare que les aides vont leur permettre un maintien ou une relance de leur activité.

Plus en détail, 36% déclarent avoir des soucis de trésorerie, 33% ont du mal à payer leurs charges et 19% ont du mal à gérer l’approvisionnement en marchandise rendu plus difficile. 36% ont demandé un appui financier et un accompagnement pour revoir leur organisation interne et stratégique.

L’apprentissage pourrait être une des voies de sortis pour cette crise inédite

Patrick Seguin dénonce de son côté les pratiques des assureurs qui restent flous envers les restaurateurs de la région, et soutient les Chefs Philippe Etchebest et Marc Vanhove qui demandent des mesures fortes du gouvernement. Ces derniers réclament une prise en charge de un tiers de leur perte d’exploitation par les assurances et un tiers par l’État. Remontés par l’attitude de leurs assurances, ils souhaitent même créer leur propres compagnie d’assurance.

La CCI avait lancé une opération pour équiper les commerçants en masque, gel hydroalcoolique ou encore gants, celle-ci s’est révélée très fructueuse et le stock initial de 900 kits a été épuisé en une journée. La CCI compte de ce fait renouveler l’opération à plus grande échelle cette fois-ci.

La CCI va aussi créer de nouveaux outils pour les dirigeants d’entreprise afin qu’ils puissent évaluer aux mieux la reprise d’activité post-confinement. Enfin Patrick Seguin compte aussi appuyer le développement des contrats apprentissage pour permettre aux entreprises de mieux rebondir et se sortir de la crise.

«L’apprentissage reste une formidable opportunité pour recruter les compétences dont les entreprises ont besoin pour leur développement. Grâce à la nouvelle loi sur la formation le coût de formation pour les étudiants Master 2 est compris entre 200 et 1000 euros selon la branche professionnelle de l’entreprise. La rémunération d’un apprenti se situe à 78% du Smic sans charges sociales» insiste le Président de Chambre