
En visite à Rabat, le ministre français délégué au Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin, a salué le partenariat économique entre la France et le Maroc comme un «modèle» de coopération sur le continent africain. La Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) accompagne cette dynamique en favorisant les investissements et les échanges entre les deux pays.
La coopération économique entre la France et le Maroc continue de se renforcer. En déplacement à Rabat, le ministre français délégué au Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin, a qualifié la relation bilatérale de «modèle» pour l’Afrique, mettant en avant la solidité des échanges commerciaux, l’importance des investissements croisés et la complémentarité des deux économies. Selon lui, ce partenariat constitue un exemple de coopération durable entre l’Europe et le continent africain.
Cette visite s’est inscrite dans la continuité du rapprochement engagé entre Paris et Rabat ces derniers mois. Les deux gouvernements souhaitent approfondir leur collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’industrie, la transition énergétique, le numérique, l’agriculture et les technologies innovantes. Les entreprises françaises sont appelées à accompagner les grands projets de développement engagés par le Maroc.
La Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) occupe une place centrale dans cette dynamique. Forte de plus de 4 000 entreprises membres, elle constitue l’un des plus importants réseaux d’affaires français à l’étranger. La CFCIM accompagne les sociétés françaises souhaitant s’implanter au Maroc, facilite les partenariats avec les entreprises marocaines et organise tout au long de l’année des missions économiques, des rencontres d’affaires et des forums d’investissement.
Lors de son déplacement, Laurent Saint-Martin a notamment rencontré les dirigeants de la CFCIM ainsi que plusieurs chefs d’entreprise afin d’évoquer les opportunités offertes par le marché marocain. Les échanges ont porté sur le développement des investissements productifs, l’innovation industrielle et le renforcement des chaînes de valeur entre les deux pays. Les responsables économiques ont également insisté sur le rôle du Maroc comme plateforme d’accès aux marchés africains.
La France demeure le premier investisseur étranger au Maroc et l’un de ses principaux partenaires commerciaux. Plus d’un millier d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume et emploient plusieurs centaines de milliers de personnes dans des secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique, les services, les télécommunications, la banque ou encore les énergies renouvelables. Cette présence contribue au développement industriel du pays tout en renforçant les échanges bilatéraux.
Les autorités françaises considèrent également le Maroc comme un partenaire stratégique dans la mise en œuvre de projets destinés au continent africain. Grâce à sa position géographique, à son réseau d’accords commerciaux et à la montée en puissance de son industrie, le Royaume constitue une porte d’entrée privilégiée vers les marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique subsaharienne. Cette complémentarité est au cœur de la stratégie économique franco-marocaine.
Les représentants de la CFCIM ont par ailleurs rappelé que la coopération économique ne se limite plus aux échanges commerciaux traditionnels. Les projets communs se développent désormais dans des domaines tels que l’hydrogène vert, la décarbonation industrielle, les infrastructures ferroviaires, la formation professionnelle et l’innovation technologique, autant de secteurs appelés à soutenir la compétitivité des deux économies.
Pour la France comme pour le Maroc, le renforcement du partenariat économique repose largement sur l’action des acteurs du secteur privé. En facilitant les investissements, en accompagnant les entreprises et en développant les relations d’affaires, la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc entend poursuivre son rôle de passerelle entre les deux économies et contribuer à faire de cette coopération un modèle de développement partagé à l’échelle du continent africain.























