
2026 ne sera pas une année comme les autres pour les RSSI français
Après une décennie d’alertes, de crises successives et de transformations numériques accélérées, la cybersécurité est entrée dans une nouvelle ère : celle où ne pas être prêt n’est plus une option.
Trois forces convergent aujourd’hui :
• une pression réglementaire sans précédent (NIS2, DORA, AI Act…),
• une menace qui se sophistique plus qu’elle ne se généralise,
• un usage massif du cloud et de l’IA générative dans tous les métiers.
Ajoutez à cela une pénurie chronique de compétences, des budgets sous tension, et une attente forte des COMEX en matière de lisibilité et de résilience, et vous obtenez le paysage que devront affronter les directeurs cybersécurité en 2026.
Dans ce contexte, sept priorités émergent comme les nouveaux repères d’une fonction RSSI en pleine mutation.
1. Orchestrer la conformité : du casse-tête réglementaire à la gouvernance stratégique
NIS2 élargit drastiquement le périmètre des entités soumises, du public au privé.
DORA, lui, impose au secteur financier des exigences fines : résilience opérationnelle, gestion des prestataires TIC, tests réguliers.
Le tout sur fond d’AI Act et de RGPD toujours plus scruté.
En 2026, la question n’est plus : sommes-nous conformes ?
Mais : sommes-nous capables de le prouver, de façon continue et industrialisée ?
Les RSSI doivent désormais :
• instaurer une vraie gouvernance de la gestion du risque, impliquant métiers, juridique, achats et direction générale ;
• bâtir des registres d’actifs critiques, des processus de gestion des prestataires et des comités réguliers ;
• solidifier un socle cyber minimal (MFA, EDR, segmentation, gestion des vulnérabilités, journalisation, réponse à incident) ;
• éduquer les dirigeants : NIS2 et DORA ne sont pas des projets IT, mais des transformations d’entreprise.
La pression est aussi économique : démontrer le coût de la non-conformité devient un argument clé — sanctions, pertes de contrats, impact sur les primes cyber.
2. Rationaliser l’arsenal de sécurité : moins d’outils, plus d’efficacité
Après des années d’empilement — EDR, XDR, SIEM, CASB, DLP, IAM, WAF et autres acronymes — beaucoup d’entreprises disposent d’un mille-feuille technologique peu exploité.
2026 sera l’année de la simplification :
• nettoyer la dette de configuration,
• industrialiser les workflows SOC (automatisation, playbooks, intégration des logs),
• consolider pour réduire les coûts de licences et de services.
Le RSSI devient un architecte de la frugalité, au service d’une sécurité plus intégrée et plus exploitable, pas plus complexe.
3. Passer de la protection à la résilience : accepter que l’incident arrivera
Les attaques augmentent en qualité : supply chain, compromission de comptes, exploitation cloud, IA offensive, deepfakes… Les baromètres ANSSI, CESIN ou CLUSIF le confirment.
La réponse en 2026 : devenir résilient.
Cela signifie :
• des cadres de gestion de crise réellement opérationnels, impliquant COMEX, juridique, communication et métiers ;
• des capacités de détection et de réponse renforcées : scénarios contextualisés, tests de résilience, Red Team ;
• une vision économique : PRA, PCA et sauvegardes ne sont plus des “coûts IT”, mais une assurance vitale.
C’est aussi une évolution culturelle : on n’attend plus du RSSI qu’il empêche tout incident, mais qu’il réduise l’impact et assure la continuité.
4. Encadrer l’IA générative et gouverner les données : le nouveau champ de bataille
L’usage de l’IA générative a explosé, souvent sans cadre et parfois sans conscience des risques :
exfiltration de données sensibles, dépendance à des LLM tiers, compromission de modèles internes, attaques par prompt injection.
En 2026, les RSSI doivent :
• écrire des politiques d’usage de l’IA claires, accessibles, et adaptées aux métiers ;
• structurer un comité IA réunissant DPO, risques, innovation, IT et sécurité ;
• sécuriser les architectures IA : cloisonnement, contrôles d’accès, protection des prompts, revue des données entraînées ;
• mener un effort de sensibilisation : expliquer les risques d’erreur, de deepfakes, de fuites, sans catastrophisme.
Le débat économique est omniprésent : comment arbitrer entre gain de productivité et risque juridique/réputationnel ?
Ça passera forcément par une cartographie et un suivi des usages. C’est justement ce que propose la solution française Avanoo, qui cartographie tous les usages SaaS et IA en entreprise.
5. Faire évoluer la culture cyber : au-delà des e-learnings annuels
Les RSSI savent désormais qu’aucune technologie ne compensera une organisation où les comportements ne suivent pas.
2026 marque un basculement vers une culture cyber continue, personnalisée par métiers, appuyée sur des campagnes régulières, des ateliers interactifs, des retours d’expérience réels.
L’humain devient un contrôle de sécurité à part entière :
• canaux de remontée d’alertes,
• gestion bienveillante des faux positifs,
• accompagnement des équipes confrontées à la pression opérationnelle.
C’est aussi un des leviers les moins coûteux pour réduire certaines menaces.
La solution Avanoo permet de sensibiliser les employés en continu via un module dans le navigateur lui-même qui se base sur les règles de l’équipe sécurité et sur l’usage réel des employés.
6. Repenser le modèle opérationnel face à la pénurie de compétences
La demande dépasse largement l’offre. Les profils SOC, architectes cloud, experts IAM ou OT sont rares et chers.
Les organisations s’adaptent :
• création de centres de services partagés cyber ;
• mutualisation de SOC sectoriels ;
• externalisation ciblée (MSSP, GRC as a Service) ;
• standardisation des architectures pour réduire le besoin d’expertise pointue.
Le RSSI de 2026 est aussi un chef d’orchestre : il doit choisir ce qu’il internalise, ce qu’il externalise, et comment assurer la maîtrise malgré la délégation.
7. Sécuriser le cloud, l’OT et l’IoT : l’extension permanente du périmètre
Le cloud et le SaaS sont partout, multipliant les zones grises : Shadow IT, Shadow AI, explosion du nombre d’applications et prestataires.
Parallèlement, les environnements OT et IoT deviennent des cibles directes, renforcées par les obligations NIS2 pour les opérateurs industriels.
Priorités 2026 :
• gestion robuste des identités,
• segmentation, bastion, durcissement,
• inventaire OT/IoT exhaustif,
• revue systématique des prestataires cloud et SaaS.
La maîtrise du périmètre n’est plus un idéal : c’est un impératif.
Conclusion – 2026, l’année du RSSI stratège
Le RSSI version 2026 n’est plus un expert technique isolé.
C’est un stratège transverse, à la fois :
• juriste (NIS2, DORA, AI Act),
• architecte (convergence SaaS/Cloud/OT),
• gestionnaire de risques,
• pédagogue,
• économiste,
• et pilote de crise.
Sa mission n’est pas seulement de protéger :
c’est de rendre l’entreprise résiliente, conforme, prévisible et capable de continuer à opérer, quoi qu’il arrive.
2026 sera exigeante.
Mais pour les organisations qui sauront transformer ces contraintes en leviers, ce sera aussi une année d’avance gagnée sur leurs concurrents.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur : AVANOO

























