Après deux semaines de confinement, l’Insee fait les comptes. Selon ses économistes la France va perdre jusqu’à 35% d’activité économique, et certains secteurs seraient plus durement touchés que d’autres…

Si la situation actuelle dure un mois, elle pourrait coûter 3 points de PIB à la France sur 2020, si ça elle s’étale sur deux mois ce sera 6 points de PIB en moins pour l’année, bien que l’Insee explique que cette prévision est difficile à faire au vu du contexte économique et à la relance qui suivra.

Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’hôtellerie et du transport, car même si la crise ne durera qu’un temps ici, les touristes chinois ont commencé à déserter le sol français dès le mois de janvier, et le continent américain qui fait office de « bombe à retardement » par rapport à l’Europe pourrait voir ses touristes revenir sur le sol européen qu’en fin de second ou début de troisième trimestre.

Certains secteurs comme l’hôtellerie et la construction sont les plus touchés

La construction est aussi un secteur aussi durement touché par la crise du Coronavirus avec une perte estimé à 89%, de même que celui des industries. Ceux qui s’en sortent le « mieux » devrait être le monde agricole, l’agroalimentaire ou les industries pharmaceutiques (notamment grâce au boom des besoins en masque de protection, gels et autres gants en latex). Les services non-marchands comme l’éducation, la garde d’enfant ou les activités sportives perdraient seulement 14% d’activité.

Ces chiffres sont obtenus grâce aux donnés des premières informations liés au nombre de salariés en télétravail, ceux en chômage partiel et enfin à ceux restés à leur poste sur leur lieu de travail habituel. Mais ce chiffre de 35% de baisse pourrait être éloigné de la réalité préfère rappeler l’Insee.

La consommation a été réduite d’environ un tiers de sa situation normale évalue encore l’institut, du fait notamment de la réduction au minimum de dépenses comme le textile, l’habillement ou encore l’industrie manufacturière. Néanmoins, l’Insee a suspendu le publication de sa prévision de croissance annuelle du à l’incertitude de la situation économique et de la durée dans le temps du confinement. Ce chiffre sera amené à bouger en fonction de la durée de la crise sanitaire et il n’est pas exclu que le retour à la normal soit plus long que prévu.