Logiciels dédiés: faire les bons choix

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Photo : D.R.
Par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni, notamment, la France n’est pas très en avance en matière de bilan carbone », note Jean-Luc Manceau, directeur des opérations de Climat Mundi, un cabinet spécialisé dans le management carbone.

Les chiffres de l’Ademe semblent lui donner raison. En six ans, 4 000 bilans carbone ont été réalisés, à part égale entre TPE-PME et grandes entreprises. Selon Climat Mundi, les locomotives du secteur sont le secteur bancaire et l’agroalimentaire. « Nous percevons des frémissements du côté de l’industrie chimique », poursuit le consultant.
« Dans les deux tiers des cas, les bilans carbone ont été effectués par des consultants », selon Laurence Gouthière, chargée de mission pour l’animation et la diffusion du Bilan Carbone® à l’Ademe. Principale raison de ce recours massif à des prestataires extérieurs, la collecte des données qui réclame du temps et de l’organisation. Surtout lorsque les fournisseurs sont également sollicités. L’intervention d’un consultant ne suffit en effet pas toujours. « Je conseille à mes clients de désigner en interne une personne référente formée à la récupération et au traitement des données », recommande Bruno Toueix, consultant formé à la méthode Bilan Carbone®. Une fois les données collectées, reste à les convertir en équivalent-CO2. Pour les PME-TPE, un simple tableur Excel dédié peut suffire. Pour les autres, mieux vaut opter pour un vrai logiciel. Parmi les critères à avoir en tête, il faut s’assurer que les facteurs d’émission utilisés correspondent bien aux spécificités du territoire, sachant que, d’un pays à l’autre, la façon de produire un kilowatt d’électricité diffère. À titre d’exemple, l’Ademe a adapté son guide des facteurs d’émission pour Mayotte et les Dom-Tom. « Des adaptations pour la Chine et la Tunisie sont en cours », indique Laurence Gouthière.
Autres critères de sélection à avoir en tête, la capacité du logiciel à suivre d’autres substances que les GES, son ergonomie, sa capacité à s’interfacer avec d’autres logiciels et à faire travailler de manière collaborative les salariés. « Il faut engager un dialogue pour réduire les postes d’émission avec chacun des services concernés », recommande Francis Baros, responsable technique du cabinet GreenUpClimat. « Il ne faut pas se limiter au siège d’une entreprise, mais y inclure les usines et les bâtiments annexes de façon à ne pas se priver de leviers d’actions. » En témoigne notamment PSA Peugeot-Citroën, premier constructeur automobile au monde à utiliser des outils de collaboration vidéo en haute définition. Cette solution fournie par Tata Communications va favoriser le travail d’équipe entre ses services de R&D basés en France, au Brésil et en Chine tout en améliorant son bilan carbone en limitant les déplacements de ses équipes au travers le monde.

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