La Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne a réuni décideurs politiques, chefs d’entreprise et universitaires autour des enjeux stratégiques communs entre la France et le Royaume-Uni.

La Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne (French Chamber of Commerce of Great Britain), dirigée par Sébastien Joly depuis mai dernier, a organisé mi-septembre une conférence franco-britannique au siège de la Société Générale à Londres. L’événement a réuni à la fois de hauts responsables du gouvernement, mais aussi du monde des affaires et du monde universitaire avec l’objectif de définir l’avenir de la coopération entre la France et le Royaume-Uni.

La conférence a accueilli 170 participants issus de 96 entreprises et organisations, représentant des secteurs clés comme la défense, l’énergie, la finance et les technologies numériques. Tous ont souligné la nécessité de renforcer la coopération transmanche dans un contexte mondial marqué par l’instabilité géopolitique et les transitions énergétiques.

«La collaboration franco-britannique n’est pas seulement une opportunité, c’est une nécessité pour répondre aux défis communs, qu’il s’agisse de sécurité, d’innovation ou de durabilité», a déclaré Sébastien Joly, directeur général de la Chambre.

Les discussions ont mis en avant le rôle structurant du traité de Lancaster House signé en 2010, qui sert de socle à la coopération militaire franco-britannique. Alors que les tensions régionales s’intensifient, les intervenants ont insisté sur l’importance d’élargir ce partenariat à des projets conjoints en matière de cybersécurité, de renseignement et de technologies de défense.

Le secteur énergétique a occupé une place centrale, avec des échanges sur le nucléaire civil, les énergies renouvelables offshore et la captation carbone. Plusieurs entreprises françaises et britanniques, dont EDF et BP, ont mis en avant leurs initiatives conjointes pour accélérer la décarbonation et assurer la sécurité énergétique en Europe.

Le volet technologique a souligné la complémentarité des écosystèmes français et britanniques dans l’intelligence artificielle, la fintech et la deeptech. Les universités et centres de recherche présents ont plaidé pour des programmes conjoints, soutenus par des financements publics et privés, afin de rester compétitifs face à la Chine et aux États-Unis.

La Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne entend poursuivre son rôle de plateforme de dialogue entre acteurs publics et privés. Des groupes de travail thématiques vont être lancés dans les prochains mois afin de transformer les échanges de la conférence en projets concrets. «Londres et Paris partagent une longue histoire économique et culturelle. Notre mission est de la prolonger en la projetant vers l’avenir», a résumé Sébastien Joly en clôture de l’événement.

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