L’aéroport Caen-Carpiquet change de braquet avec des vols low cost

57

 

Atteindre le septième ciel. La philosophie de Maryline Haize-Hagron, directrice de l’aéroport Caen-Carpiquet depuis dix ans est de viser toujours plus haut. Ouvert depuis les années trente, ses services ont souvent été boudés et décriés en raison de prix délirants. Mais cette infrastructure pourtant semble continuer à chercher un nouveau souffle. « Nous visons les 150,000 passagers en 2014, après avoir enregistré 105,022 passagers en 2013, explique-t-elle. Pour ce faire, le 3 avril dernier, l’aéroport a signé avec la compagnie aérienne britannique low cost Flybe pour l’offre de vols Caen-Londres dès le 3 juillet 2014. Les prix d’appel démarreront à 34,99€. Cette annonce fait suite aux arrivées sur le site des compagnies Hop, appartenant à Air France, en 2013 qui propose des vols allers-retours vers Lyon pour 150 €, et de celle dès le 26 avril prochain de l’espagnole Volotea pour des liaisons Caen-Ajaccio.

 

Vers une clientèle de tourisme ?

 

Et c’est la CCI de Caen Normandie qui tient les cordons de la bourse de ce nouveau départ. Ayant obtenu une délégation de service public pour cinq ans, la chambre consulaire est en charge de la société SAS qui s’occupe de la gestion de l’aéroport. « Cet aéroport fonctionne grâce aux trois allers-retours vers Lyon proposés tous les jours. Pour nous, l’annonce de ce nouveau partenariat avec Flybe a créé un jour de fête. On s’est battu pour ça pendant trois ans et sommes contents d’avoir eu gain de cause », a exprimé un porte-parole de la CCI. Cette satisfaction se justifie d’autant plus qu’hormis quelques charters internationaux ponctuels vers Malte ou la Croatie, le service de Caen-Carpiquet se cantonne au domaine national.

 

 « Aujourd’hui, l’aéroport fonctionne essentiellement grâce à une clientèle affaire », confie la directrice, avant de préciser qu’elle aimerait gagner des passagers touristes.

 

Jouer sur les parkings

 

L’avenir de l’aéroport reste, selon ses dires florissant, même si elle l’avoue, « on gagne difficilement notre vie avec un aéroport, si ce n’est avec les parkings et les boutiques. » D’où son nouveau projet d’extension du parking, attendu prochainement. « Les jeux équestres mondiaux et d’autres événement normands drainent du monde, et nous participons au développement économique du territoire. Il faut donc progresser encore et je m’attelerai à cette tâche tant que l’on voudra encore de moi.»