A l’heure de la crise, vaut-il mieux être seul ou accompagné ? Une question que se posent de nombreux indépendants, dont certains sont fragilisés par les conséquences économiques de la crise sanitaire. Pour Stéphane Fritz (photo), le président du réseau Guy Hoquet, la réponse ne se pose pas : la franchise permet de partager les réussites, mais aussi les difficultés, d’entreprendre positivement et de rebondir, surtout quand les temps sont difficiles.
Source : Marie Hérault, Expression, Mars-Avril 2021

Expression : Basé sur les résultats de vos agences, comment se comporte le marché après plus d’un an de crise sanitaire ?

Stéphane Fritz : Que ce soit pour notre réseau ou pour l’ensemble du secteur, le marché est plutôt au beau fixe. Pour preuve il affiche au global sur 2020 un recul de seulement 9% en volume de transactions après une année record en 2019, et alors que les restrictions ont été très fortes au moment du premier confinement. Le réseau Guy Hoquet enregistre quant à lui une baisse de 11% en volume de ventes. C’est finalement peu quand on sait que l’activité a été à l’arrêt total pendant quasiment trois mois. Chez nous, les écarts entre agences sont en outre très disparates, selon les effectifs de leurs forces de ventes ou leur implantation géographique.
On observe aussi que les deux périodes de confinement n’ont pas provoqué de baisse des prix… ils ont même augmenté de 4,6% au national, alors que des esprits chagrins annonçaient des baisses entre 15 et 30% ! La Covid ne semble donc pas entamer les projets immobiliers des Français. Notre réseau a d’ailleurs commencé l’année avec une augmentation de 6,8% des volumes de ventes. Pour l’avenir, je n’entrevois pas de grandes variations, à moins que ne survienne une crise exogène et économique mondiale.

Comment expliquez-vous que les Français se tournent une nouvelle fois vers l’immobilier ?
 
S.F. : Les Français ont un attachement profond à la pierre et à l’immobilier qui se fait d’autant plus sentir depuis le début de la crise actuelle : pour eux, le logement c’est un lieu de vie, mais c’est aussi une valeur sûre, sur laquelle capitaliser. Ces derniers mois, les professionnels de l’immobilier ont eu un rôle décisif à jouer auprès des consommateurs pour les aider à décrypter un grand nombre d’informations parfois contradictoires. Un fort besoin de proximité et d’accompagnement s’est fait sentir. De surcroît, l’accès au crédit est très favorable avec des taux qui restent bas et des conditions d’endettement qui se sont dernièrement desserrées après que le HCSF ait révisé ses recommandations.

La Franchise a-t-elle démontré tout son intérêt pendant la crise ?

S.F. : On en constate les bienfaits quotidiennement. Ce qui fait la force de la franchise, c’est que l’on partage les réussites comme les responsabilités. Elle permet d’obtenir rapidement des résultats et de se développer de manière exponentielle. En période de crise, c’est pareil : on absorbe les conséquences ensemble. En s’appuyant sur une structure nationale composée d’une myriades d’agences, la franchise permet de réussir, mais aussi de rebondir. Pour preuve en 2008 pendant la crise des subprimes, la profession avait perdu 30% de ses cartes T quand notre réseau n’en avait perdu que 4%. La franchise avait alors démontré tout son intérêt et c’est encore le cas aujourd’hui : au moment du premier confinement, la direction du réseau a fait un effort financier en gelant les redevances des franchisés durant trois mois, puis en les étalant sur les six mois suivants. Quant à la redevance de communication, nous ne l’avons pas appelée pendant deux mois. L’un de nos franchisés, Alain Ancelle – responsable de l’agence Guy Hoquet à Sélestat – a aussi proposé de construire une caisse de solidarité de 120 000 € constituée par les patrons les plus à l’aise financièrement au profit de ceux qui étaient en difficulté. Nous n’en avons pas eu besoin pour le moment – les PGE et les aides ayant suffi – mais c’est révélateur de valeurs très humaines. D’autres initiatives prouvent notre ancrage local et notre rôle de commerçant de proximité : à Saint-Brieuc et à Bordeaux, des responsables d’agence ont ainsi offert des bons d’achat de 200 auprès des commerçants locaux pour chaque mandat exclusif rentré. Nous avons décidé d’étendre cette opération au niveau national. Un réseau de franchise sert aussi à cela : faire preuve d’adaptabilité et d’inventivité, puis transmettre les bonnes idées afin qu’elles profitent à tous.

Selon vous, quelles sont les clés pour faire performer un réseau immobilier en franchise ?

S.F. : Sans conteste, l’aspect le plus important est de celui de la formation. En 2020, notre réseau a ainsi délivré plus de 12 000 jours de formation sur des sujets fondamentaux à l’exercice de notre métier, mais aussi sur notre offre de services afin de répondre au mieux aux problématiques de nos clients. Car notre réseau va bien au-delà des métiers de la transaction, de la location, de la gestion ou de l’immobilier commercial : notre offre couvre aussi des services d’assurance, de financement, de déménagement ou d’expertise. Tous nos franchisés – ainsi que les membres de leur équipe – ont donc accès à l’ensemble de notre carnet de formations… 32 au total dans tous les domaines : management, commerce, droit, digitalisation, recrutement, etc.

Comment définiriez-vous votre réseau et pourquoi vous rejoindre ?

S.F. : Pour moi, Guy Hoquet est un rassemblement de personnes partageant des valeurs humaines, de performances, de services et de proximité, car nous sommes au coeur des villes et des quartiers. A date, le réseau représente 580 agences et 3300 collaborateurs portant notre compétence sur tout le territoire national, avec un ancrage local et une forte connaissance du marché. A ceux qui souhaiteraient nous rejoindre, je dirais : lancez-vous et rejoignez-nous ! Nous ne demandons qu’à poursuivre notre développement avec des talents en capacité de manager une équipe, de comprendre ce qu’est la responsabilité et la gestion d’une agence. A toutes les étapes de leur vie d’entrepreneur, nous accompagnons les porteurs de projets et les aidons – au travers de notre offre de formations et de services – à guider leur clients dans leurs projets immobiliers. Le chiffre d’affaires moyen dégagé habituellement par une agence en France est d’environ 180 000 € par an, chez Guy Hoquet il est plus que doublé ! La franchise, ça ne coûte pas… ça rapporte !

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :  GUY HOQUET Franchise

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