Impacté grandement par la crise du Coronavirus, les entreprises françaises doivent survivre pendant que la tempête fait rage afin de pouvoir à nouveau exister au lendemain de la crise du Covid-19. Pour cela, le Gouvernement met en place des respirateurs artificiels fiscaux destinés à soutenir les entreprises françaises au bord de l’asphyxie.

Le Premier ministre Edouard Philippe au cours de son allocution présentant le projet de loi d’urgence face à l’épidémie a rappelé l’importance de «protéger les populations et de prendre les mesures économiques et sociales exceptionnelles». Ce projet a pour but de sauver «quoi qu’il en coûte, les entreprises, les salariés, les indépendants, les emplois, les actifs et les plus vulnérables».

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a, de son côté, présenté les différentes mesures en mettant en avant un coût astronomique de 45 milliards d’euros en somme initiale, à laquelle s’ajoute la garantie de 300 milliards d’euros de l’État pour les nouveaux prêts accordés par les banques aux entreprises. Ces nouveaux prêts étant garantis par l’État, les banques n’ont aucune raison de les refuser assure ainsi Bruno Le Maire.

Un fond de solidarité va également être créé pour soutenir les plus petites entreprises, en octroyant 1500 euros par mois pour celles qui ont du cesser toute activité et perdent plus de 70% de CA entre 2019 et cette année, de même que des soutiens plus importants pourront être débloqués par les régions au cas par cas lorsque menace un dépôt le bilan.

Le cOvid-19 a créé une crise sans précédent pour les entreprises

Ces mesures doivent permettre aux entreprises de résister au choc provoqué par le Covid-19. L’État prévoit une croissance en baisse de -1% à l’heure actuelle et ce chiffre est amené à changer d’ici la fin de la crise, notamment en fonction de l’évolution de l’épidémie sur le sol américain et de la nature de la reprise économique globale dans le monde.

Pour finir, Bruno Le Maire a fait un point sur la situation dans la grande distribution. Si les produits ont pu ponctuellement être épuisés, aucune rupture de stock globale n’est à prévoir. L’épineux problème qui se pose aujourd’hui concerne la main d’oeuvre des grands magasins confrontée soit à l’arrêt maladie, soit à la gestion domestique des enfants qui n’ont pas école ou bien encore à la volonté du droit de retrait.